
Coincé entre la plaine toulousaine et les hauts sommets des Pyrénées, le Comminges reste l’une des escapades les plus simples à organiser depuis Toulouse. En deux jours, on y traverse deux mille ans d’histoire, une grotte ornée, une station thermale et un des lacs de montagne les plus connus de la chaîne. Voici un itinéraire qui tient dans un week-end, sans passer sa journée au volant.
Jour 1, matin : Saint-Bertrand-de-Comminges
Comptez environ 1 h 20 de route depuis Toulouse. Le village perché de Saint-Bertrand-de-Comminges se repère de loin, dominé par la silhouette de sa cathédrale Sainte-Marie. À l’intérieur, le chœur en bois sculpté mérite à lui seul l’arrêt. En contrebas, les vestiges de la ville antique rappellent que la cité fut un centre important à l’époque romaine.
À deux kilomètres, la basilique Saint-Just de Valcabrère, isolée au milieu des champs et des cyprès, offre l’une des plus belles vues sur Saint-Bertrand. Le trajet entre les deux se fait aussi très bien à pied.
Jour 1, après-midi : les grottes de Gargas
À une dizaine de minutes de route, les grottes de Gargas sont connues pour leurs mains négatives préhistoriques, peintes sur les parois il y a des dizaines de milliers d’années. La visite se fait avec un guide : renseignez-vous sur les horaires et réservez en saison, les groupes sont limités pour préserver le site.
Jour 1, soir : Luchon
Trente-cinq minutes plus au sud, Bagnères-de-Luchon marque l’arrivée en haute vallée. La station thermale a gardé l’élégance de ses allées d’Étigny, bordées de platanes, qui mènent aux thermes. C’est la meilleure base pour la nuit : hôtels, chambres d’hôtes et restaurants y sont nombreux, mais mieux vaut réserver en été.
Jour 2, matin : le lac d’Oô
Depuis Luchon, une vingtaine de minutes de route mènent aux Granges d’Astau, point de départ de la randonnée. Environ une heure de marche, sur un sentier régulier, suffit pour atteindre le lac d’Oô et la cascade qui s’y jette. C’est une balade accessible aux familles, à condition d’avoir de bonnes chaussures et de partir tôt en été pour éviter la foule et la chaleur.
Jour 2, après-midi : le retour par Arbas
Plutôt que de rentrer par le même chemin, on peut reprendre la route vers Toulouse par Arbas, au cœur du Comminges, à environ 1 h 10 de Luchon. Le village est connu des amateurs de vol libre : un site de décollage y surplombe la vallée de 700 mètres, et l’on peut y faire un baptême en biplace avec un moniteur, sans aucune expérience. Pour qui cherche du parapente près de Luchon, c’est une façon de finir le week-end vu d’en haut, d’avril à début octobre et sur réservation. Toulouse est ensuite à environ 1 h 20.
L’itinéraire en un coup d’œil
| Étape | Trajet | À prévoir |
|---|---|---|
| Toulouse → Saint-Bertrand-de-Comminges | environ 1 h 20 | la matinée |
| Saint-Bertrand → grottes de Gargas | environ 10 min | visite guidée, réservation conseillée |
| Gargas → Luchon | environ 35 min | nuit sur place |
| Luchon → Granges d’Astau (lac d’Oô) | environ 20 min + 1 h de marche | la matinée |
| Luchon → Arbas | environ 1 h 10 | baptême de parapente sur réservation |
| Arbas → Toulouse | environ 1 h 20 | retour en fin de journée |
Quand partir ?
De mai à octobre, toutes les étapes sont accessibles : le sentier du lac d’Oô est dégagé et la saison de vol libre bat son plein. L’été est la période la plus animée, le printemps et le début de l’automne les plus agréables pour marcher. Pour ceux qui voyagent en van ou en camping-car, notre guide pour trouver le bon camping-car aide à préparer ce genre d’escapade sur les petites routes de montagne.