Musée La Piscine

« Picasso à l’oeuvre. Dans l’objectif de David Douglas Duncan »

18 février– 20 mai 2012

La Piscine musée d’art et d’industrie André Diligent nous présente une exposition exceptionnelle, fruit d’une coproduction entre le musée de Roubaix, le musée Picasso de Malaga en Espagne et le musée Pablo Picasso de Münster (Allemagne). Une exposition inédite qui célèbre le talent de deux artistes exceptionnels: Pablo Picasso et le photographe américain David Douglas Duncan.

exposition Picasso-Duncan La Piscine

L’originalité de cette manifestation consiste à réunir et mettre en perspective 157 photos vintage prises entre 1956 et 1962 par le photographe américain dans l’intimité de Picasso, ainsi que 100 œuvres du grand artiste catalan (peintures, sculptures, œuvres sur papier…). Certaines de ces œuvres n’ont jamais été montrées en France et Duncan les a photographiées au cours de leur élaboration.

David Douglas Duncan s’installe à la Villa Californie à Cannes le 8 février 1956, où réside le célèbre artiste Pablo Picasso. En guise d’introduction, Duncan offre à Picasso une bague gravée de leurs deux noms : PICASSO-DUNCAN. Picasso est séduit par ce geste et accueille cet artiste américain qui par la suite le photographiera dans sa vie la plus intime, tel qu’en témoigne le cliché « Pablo Picasso dans sa baignoire » qui fut pris le premier jour de leur rencontre. Ce premier portrait sera le début d’une longue amitié entre les deux artistes, qui durera jusqu’à la mort de Picasso en 1973.

L’exposition au Musée de la Piscine de Roubaix nous montre des céramiques et des sculptures, et les photos de Duncan témoignent de l’univers très créatif de Picasso, et de sa volonté insatiable de créer, sans concessions, en inventant s’il le faut de nouveaux langages plastiques. L’exposition nous plonge dans le monde génial du plus grand artiste du 20ème siècle.

Picasso est de retour à La Piscine de Roubaix, après le grand succès de son exposition précédente “Picasso, peintre d’objets” en 2004.

David Douglas Duncan à étudié la Zoologie et l’Espagnol à l’université de Miami. Après la guerre, il poursuit son travail de photojournaliste et travaille entre autres pour la célèbre revue Life. En 1971, il est le premier photographe à bénéficier d’une exposition monographique au Whitney Museum of American Art à New York. Il vit aujourd’hui dans le sud de la France. De sa relation privilégiée avec Picasso, il dit : « I was the right guy for the right job ».

Exposition coproduite par le musée Picasso de Malaga, le Kunstmuseum Pablo Picasso de Münster (Allemagne) et La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix.

Stephanie Ansari et Tatyana Franck sont les commissaires de l’expo.
La scénographie a été réalisée par Cédric Guerlus – Going Design

Vie culturelle : le musée de la Piscine de Roubaix a 10 ans !

Le Musée de la Piscine de Roubaix fête ses 10 ans ! 10 ans déjà que les anciens bains publics arts-déco ont été totalement réhabilités en l’un des musées les plus étonnants d’Europe… Vous pourrez retrouver sur le site du Musée de la Piscine, www.roubaix-lapiscine.com le détail des festivités.

A année exceptionnelle exposition exceptionnelle ! Pour fêter dignement ses dix ans, le Musée de la Piscine, à deux pas de Lille, ouvre la fête le week-end des 22 et 23 octobre 2011 avec un programme spécial et gratuit. Pour fêter les 10 ans : 10 bougies, 10 clins d’œil, 10 portes, 10 socles, 10 parrainages… des surprises pour fêter le cap des 2 millions de visiteurs ! La soirée d’anniversaire du Musée de la Piscine aura lieu le vendredi 21 octobre 2011 à partir de 18h30. Lors de cette soirée, les visiteurs pourront, outre le fait de découvrir l’ensemble des cinq expositions proposées, découvrir le projet lauréat de l’extension, dont l’architecte sera officiellement révélé à cette occasion par monsieur le Maire et profiter du bal sous la direction de Michel Pruvot qui se tiendra dans le grand bassin. La Piscine s’associe également au Festival de Roubaix L’Accordéon, et un musicien sillonnera les salles au rythme envoûtant de son instrument.

Du 22 octobre 2011 au 8 janvier 2012, replongez dans les expositions les plus marquantes des 10 années d’existence du musée lillois. Les amateurs de sculpture pourront retrouver une exposition de l’artiste Philippe Anthonioz, intitulée « Sculpture d’usage, usage de la sculpture ». Un va-et-vient incessant de l’artiste entre les arts appliqués et les beaux arts, problématique récurrente du Musée de Roubaix.

Les arts appliqués justement seront mis à l’honneur au Musée de la Piscine avec les magnifiques costumes de scène créés par Chrystel Zingiro pour Carolyn Carlson. En effet, le Musée de la Piscine a toujours eu une affinité particulière avec le textile, affinité due à l’histoire industrielle de Roubaix, ancienne capitale mondiale du textile.

Les 10 ans du Musée de la Piscine, c’est aussi l’occasion de découvrir des publications autour du musée, rééditées pour l’occasion. Parmi ces publications, une nouvelle version du catalogue du musée et de ses collections, enrichi et actualisé avec les donations et acquisitions qui ont ponctué ses dix années. Ouvrage bicéphale, présentant à la fois les collections et la partie architecturale du bâtiment (d’Albert Baert et de Jean-Paul Philippon), cet ouvrage est certainement le plus complet sur l’histoire de La Piscine.

Suite à cet enchainement d’évènements culturels à Roubaix, le Musée de la Piscine saura encore vous surprendre en 2012 ! Avec notamment une exposition de photographies mettant en scène Pablo Picasso du 18 février au 20 mai 2012, ou encore une exposition intitulée « Marc Chagall et la question du volume » qui se tiendra d’octobre 2012 à janvier 2013.

Pour davantage de détails sur les 10 ans du musée de la Piscine de Roubaix, ou pour des informations pratiques, n’hésitez-pas à visiter le site Internet du musée, www.roubaix-lapiscine.com !

Brigitte Roffidal, «Ariane et la ligne monolithe»

La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent

Exposition du 2 juillet au 4 septembre 2011

Vernissage : vendredi 1er juillet 2011 de 18h à 20h

Les robes-sculptures de Brigitte Roffidal s’exposent durant tout l’été à La Piscine. Jeune plasticienne de 31 ans diplômée en histoire de l’art et de l’École supérieure des beaux-arts de Tours, elle conçoit des robes monolithiques, tricotées d’une multitude de bandelettes reliées entre elles par un fil rouge. Cette ligne de vie fédère et structure ces compositions fragmentaires, ces accumulations d’éléments du quotidien. Recopiant telle une scribe des oeuvres littéraires majeures, un texte de Georges Bataille par exemple, Brigitte Roffidal charge également ces secondes peaux d’une dimension mythologique et mystique.

«Ariane et la ligne monolithe», tel est le sous-titre de cette exposition qui nous permet d’envisager cette installation comme une identité recomposée, un dédale de sens et de sensualité. Multipliant aussi bien les références au théâtre, à la sculpture, au design textile, qu’à la littérature, ces oeuvres plurielles sont autant de passerelles entre les arts, invitant le spectateur à une lecture multiple de ces fragiles monolithes.

La dizaine d’oeuvres de papier s’exposent sur les podiums design en face du bassin, comme un trait d’union entre les vitrines textile du premier étage et le souvenir des défilés qui hantent encore l’espace central de la lame d’eau.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Sylvette Botella-Gaudichon, en lien avec La plus petite galerie du monde (OU PRESQUE).

Informations pratiques

La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent

23, rue de l’Espérance

59100 Roubaix

www.roubaix-lapiscine.com

T. + 33 (0)3 20 69 23 60

F. +33 (0)3 20 69 23 61

lapiscine.musee@ville-roubaix.fr

Horaires d’ouverture

• mardi à jeudi de 11h à 18h

• vendredi de 11h à 20h

• samedi et dimanche de 13h à 18h

• Fermeture le lundi, le 14 juillet et le 15 août

Tarifs

Brigitte Roffidal – Ariane et la ligne monolithe : 4,50 € / 3,50 €

PRESSE RÉGIONALE (59/62)

Quentin Réveillon (La Piscine)

tél. + 33.(0)3.20.69.23.65 / fax. + 33.(0)3.20.69.23.61

qreveillon@ville-roubaix.fr

www.roubaix-lapiscine.com

PRESSE NATIONALE

Emmanuelle Toubiana (Tambour Major)

tél. + 33.(0)1.39.53.71.60 / port. + 33 (0)6.77.12.54.08

emmanuelle@tambourmajor.com

La Galerie Dujardin (1905-1980) – l’art au XXe siècle à Roubaix

Fondée en 1905 par Eugène Dujardin et Jean Courier, la Galerie Dujardin est une institution incontournable de la scène artistique roubaisienne du XXe siècle. Première galerie d’art à s’installer à Roubaix, elle assura la promotion d’artistes modernes et contemporains pendant près de quatre-vingts ans. En véritable pépinière, et portée par la prospérité et la vitalité de l’industrie textile de la région, la galerie a su faire coexister artistes reconnus et jeunes talents, et fidéliser tout au long de son activité de nombreux collectionneurs de renom, tels que Jean Masurel, Philippe Leclercq, Albert et Anne Prouvost, notamment pour leur entreprise du Peignage Amédée.

L’exposition présente la galerie à travers les trois grandes périodes de son histoire. Dirigée de 1905 à 1952 par Eugène et Rose Dujardin, puis leur fille Rosette Dujardin-Courier, la Galerie Dujardin organise régulièrement des expositions monographiques et collectives, dont celles du «Groupe des 10» (Pierre-Eugène Montézin, Louis-Marie Désiré-Lucas, Marie Réol, Jules Adler, Joseph Bergès, Victor Charreton, Henry Grosjean, Louis Jourdan, Ernest Quost, Louis Willaume), dans les années 1920, l’une des plus représentatives. La recherche de nouveaux pinceaux, la prise de risque et l’acuité plastique caractérisent d’ores et déjà l’activité de la galerie et de ses dirigeants.

À partir de 1952, Josée Meyer-Courier succède à sa belle-mère à la tête de la galerie et assure la promotion du «Groupe de Roubaix» qu’elle a réuni (Eugène Dodeigne, Eugène Leroy, Arthur Van Hecke, Jean Roulland, Pierre Hennebelle, Michel Delporte, Paul Hemery, Pierre Leclercq, Robert Conte et Jacky Dodin). L’exposition dite des collectionneurs ou des Maîtres contemporains de janvier 1954, présentant simultanément des œuvres de Braque, Buffet, Calder, De Staël, Klee, Lanskoy, Léger, Matisse, Miró, Picasso, etc., restera également comme l’une des plus emblématiques de cette période résolument tournée vers la modernité.

Des années 1970 à 1980, date de la fermeture de la galerie (à Roubaix, elle perdurera ensuite près de trois ans à Lille), Josée Courier entamera une politique d’accrochage nettement plus contemporaine, notamment avec le «Groupe des jeunes» (Alain Delsalle, Daniel Bovétès, Francis Montois, Jacqueline Fournier, Yves Decroix, Jean-Claude Catteau, Julien Lestrugeon, Jean-Marie Butaye, Witold Heretynski, Stéphane Lavolée).

La Piscine salue avec cette exposition l’importance de cette galerie dans l’histoire de l’art moderne et contemporain à Roubaix, et rend hommage au travail de sa dernière directrice, Madame Josée Courier. Véritable passeur et précurseur, témoin privilégié de la vitalité artistique régionale et nationale, elle a su diriger la Galerie Dujardin vers une perpétuelle quête de nouvelles frontières plastiques et esthétiques.

En présentant des œuvres d’artistes représentatifs de toutes les périodes de la galerie, d’envergures tant régionales, que nationales et internationales (Buffet, Calder, Lanskoy, Leroy, Rouault, etc.), l’exposition dresse un panorama fidèle et sensible de ce haut lieu culturel et artistique.

Commissariat de l’exposition :
Alice Massé, Amandine Delcourt, Bruno Gaudichon et Germain Hirselj.
Scénographie :
Cédric Guerlus – Going Design.
Catalogue :
À l’occasion de cette exposition, un catalogue a été édité aux éditions Gourcuff Gradenigo, avec des textes des commissaires d’exposition et des participations d’Alain Delsalle, Francis Montois et Sophie Hotton-Courier.
Un texte de Michel Delporte est en outre réédité dans cet ouvrage.

Informations pratiques

La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent
23, rue de l’Espérance
59100 Roubaix
www.roubaix-lapiscine.com
T. + 33 (0)3 20 69 23 60
F. +33 (0)3 20 69 23 61
lapiscine.musee@ville-roubaix.fr

Horaires d’ouverture
• mardi à jeudi de 11h à 18h
• vendredi de 11h à 20h
• samedi et dimanche de 13h à 18h
• Fermeture le lundi, le 14 juillet et le 15 août

Tarifs
La Galerie Dujardin (1905-1980) – L’art au XXe siècle à Roubaix : 7 € / 4,50 €

PRESSE RÉGIONALE (59/62)
Quentin Réveillon (La Piscine)
tél. + 33.(0)3.20.69.23.65 / fax. + 33.(0)3.20.69.23.61
qreveillon@ville-roubaix.fr
www.roubaix-lapiscine.com

PRESSE NATIONALE
Emmanuelle Toubiana (Tambour Major)
tél. + 33.(0)1.39.53.71.60 / port. + 33 (0)6.77.12.54.08
emmanuelle@tambourmajor.com

1001 bols, céramique contemporaine, au musée de La Piscine de Roubaix

Du 4 décembre 2010 au 6 mars 2011, le musée d’art et d’industrie de Roubaix, La Piscine, vous invite à découvrir une exposition de céramique contemporaine intitulée « 1001 bols » : des céramistes contemporains venus de tous les continents ont été invités à créer une série de variations autour du thème universel du bol. Une occasion exceptionnelle pour le public de découvrir la vitalité des créations actuelles, et la diversité des techniques et approches que permet l’usage du matériau céramique.

Le point de départ de cette exposition s’incarne dans un simple petit bol à thé indien cuit à basse température et produit à des millions d’exemplaires, le kulhar : Claude Presset, cé­ramiste suisse à l’origine de ce projet, a été conquise par son universalité, son intemporalité et sa simplicité. Elle a proposé à cent céramistes, issus de tous les continents, de concevoir une série de dix bols, en s’interrogeant sur la place et la fonction du bol dans la société actuelle. Qu’il soit un simple récipient, un objet de décoration ou de cérémoniel, le bol est fortement lié à la culture de son créateur ; les formes, les techniques et les aspects se mêlent donc sans jamais se confondre. Cette invitation a donné lieu à une création riche et dynamique : la seule contrainte du projet a été de ne pas dépasser une hauteur maximale de 8 cm et ne pas avoir un diamètre supérieur à 10 cm. De plus, les  artistes étaient invités à utiliser la même technique, dont le choix leur revenait, pour l’ensemble de leurs dix bols. Les œuvres réalisées témoignent de la vitalité et la richesse de la céramique contemporaine : le spectre des techniques utilisées va de la plus rudimentaire à la plus innovante, de la terre polie enfumée à la porcelaine rehausse d’or ! La stylisation de certaines créations invite même à questionner l’identité du bol d’aujourd’hui et à s’interroger sur sa place dans la société.

Le musée de la Piscine est fier d’accueillir cette exposition itinérante, qui a débuté son périple en 2009 en Inde, au Crafts Museum de New Dehli, pays d’origine du kulhar. L’exposition a ensuite transité par la Chine et la Corée du Sud, avant de rejoindre le continent européen en France, pour achever ensuite son périple de près de deux ans en Suisse, en 2011. Pour le musée de Roubaix, La Piscine, qui accueille l’exposition « 1001 bols » du 4 décembre 2010 au 6 mars 2011, cette étape s’inscrit logiquement dans la politique muséographique de La Piscine et de ses collections : la céramique a toujours tenue une place de choix au musée d’art et d’industrie, tant dans les collections permanentes que lors d’expositions temporaires. C’est cette filiation qui a permis à La Piscine de recevoir en donation l’intégralité des bols à l’issue de cette exposition itinérante.

L’Arbre de Noël 2010 de La Piscine, par Bruno Desplanques

Du 4 décembre 2010 au 16 janvier 2011, le musée d’art et d’industrie de Roubaix La Piscine accueille une exposition de Bruno Desplanques, pour L’Arbre de Noël 2010 de La Piscine : le peintre investit la lame d’eau, au coeur du bassin, pour vous présenter une installation composée d’un ensemble de peintu­res grand format.

Cette nouvelle installation fait écho à l’exposition « Comme un bruit de nature » pré­sentée dans les cabines et inaugurée en octobre dernier à l’occasion de l’hommage rendu à Eugène Leroy par les musées de Lille-Roubaix-Tourcoing. Contrairement à cette première phase de l’exposition, pour laquelle la peinture se jouait de l’architectu­re et de l’espace confiné des cabines, et ne se laissait voir que par bribes dans l’embrassure des portes, les œuvres s’exposent désormais sans détour, face au spectateur, tenu à distance par les limites du plan d’eau. Dressés à même la surface de l’eau dans laquelle ils se reflètent, les pans de peinture sont autonomes et solidaires à la fois, et composent une suite cohérente comme autant de fragments d’un même tableau, d’un même paysage. L’impression de nature y domine, pour suggérer une multitude de cascades, frondaisons, futaies, sentiers escarpés…

Pour Bruno Desplanques, l’acte de peindre prend corps dans un geste double : d’une part l’accumulation, la superposition par strates ajoutées de touches de couleurs qui, paradoxalement, tend à creuser le plan, et, d’autre part, l’exten­sion du champ d’action, de la surface à peindre, par ajouts successifs de tablettes de bois qui ouvre sur des horizons lointains, des perspectives sans fin… L’ensemble relève d’un authentique parcours au coeur de la peinture et invite le visi­teur à s’y laisser embarquer.

Bruno Desplanques travaille la peinture à l’aide d’une truelle de maçon sur des carrés de bois posés au sol les uns à côté des autres. Il pioche les couleurs directement dans des pots de peintures industrielles, des peintures acryliques ou glycérophtaliques, mates, satinées ou brillantes, aux noms évocateurs : vert source, brume d’été, brun normand, bleu ciel ou horizon, nuage rose, jonquille, pivoine… Pièce par pièce, et avec ses supports en bois modulables, il élabore des paysages de fantaisie, et les carrés sont parfois déplacés au cours de la composition de l’ensemble. Ces découpages provisoires permettent de repousser les limites du cadre et d’envisager de très grands formats, fragmentables : cela permet répondre aux contingences de l’atelier, mais surtout de les interposer de façon inattendue dans les lieux d’exposition qui les accueillent. La peinture et le lieu s’activent l’un l’autre : il s’agit alors d’une installation de peinture, bien plus que d’un accrochage de tableaux.

Cette installation de Bruno Desplanques se livrera à vous à La Piscine, musée d’art et d’industrie de Roubaix, du 4 décembre 2010 au 16 janvier 2011, pour L’Arbre de Noël 2010. Vous y découvrirez « Embarquement », une série de peintures grand format, qui investissent l’espace, pour composer un décor suggérant les différents éléments d’un paysage, qui se révèle autant qu’il se dérobe.

Une application iPhone pour visiter l’expo Degas Sculpteur au musée de La Piscine

La Piscine, le musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix, accueille du 8 octobre 2010 au 16 janvier 2011 l’exposition « Degas, sculpteur », un Orsay hors les murs exceptionnel, organisé autour de la présentation de la célèbre Petite danseuse de 14 ans. Il s’agit de la première exposition en France exclusivement consacrée aux sculptures d’Edgar Degas. Souvent méconnues, ces oeuvres mettent en lumière une nouvelle facette du travail de Degas, et renouvellent ainsi notre regard sur l’artiste impressionniste. Cette exposition inédite prend place tout naturellement dans la logique muséographique du musée de La Piscine, pour lequel la sculpture est une thématique majeure.

Afin d’en faciliter la visite, La Piscine a lancé le 15 octobre 2010 une application iPhone, développée par BlueApps, pour son exposition « Degas, sculpteur ». Téléchargeable gratuitement depuis l’iTunes App Store, l’application Degas, sculpteur, à la Piscine donne à ses utilisateurs accès à un aperçu complet de l’exposition, et met à leur disposition un vaste échantillon de visuels d’oeuvres exposées, ainsi que des commentaires écrits et audio. Utilisant la technologie PhoneGuide©, première solution de visite mobile sur Smartphone éditée par la société BlueApps, cette application offre aux visiteurs et amateurs d’art une manière interactive de découvrir une exposition unique en son genre. Quant aux professionnels, ils peuvent, en utilisant cette technologie, disposer en temps réel des statistiques de visite détaillées, avec accès à des informations variées, parcours des visiteurs, taux d’écoute, durée moyenne d’utilisation… Cette application complète l’audience habituelle des audio-guides : elle permet par exemple aux malentendants de lire le commentaire simultanément à son défilement audio, de même que le haut-parleur favorise les consultations en groupe.

Bruno Gaudichon, conservateur en chef du musée de La Piscine, se félicite de cette première : « La Piscine est un des principaux musées en région, avec environ 200 000 visiteurs chaque année. Dans le cadre de l’exposition Degas, sculpteur, nous avons voulu tester le Phoneguide© en parallèle des audio-guides habituels. En plus des statistiques habituelles de taux de prise, des informations fiables sur les oeuvres les plus regardées et sur la qualité des commentaires, cet outil est également un moyen de contacter les visiteurs facilement après leur visite, ce qui est inestimable. Les visiteurs sont enthousiastes et louent la facilité d’utilisation et les fonctionnalités complémentaires à l’audio-guide classique. Depuis cette expérience, nous pensons étendre cette fonctionnalité à l‘exposition permanente. » Jusqu’au 16 janvier 2011, vous aurez la possibilité de visiter l’exposition « Degas sculpteur », guidé par une application iPhone innovante, un vrai plus pour un commentaire éclairant sur l’artiste et ses œuvres.

Exposition Degas, un Orsay hors les murs d’exception à La Piscine

Du 8 octobre 2010 au 16 janvier 2011, le musée d’art et d’industrie de Roubaix accueille une exposition exceptionnelle consacrée à l’œuvre sculpté d’Edgar Degas (1834-1917) en collaboration avec le musée d’Orsay. Depuis 2001, et l’ouverture du musée de Roubaix, un esprit de dialogue s’est établi entre le grand musée national et La Piscine. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un projet prestigieux mettant en valeur un fonds exceptionnel du musée d’Orsay, pour la première fois révélé hors les murs de son écrin d’origine.

L’exposition Degas sculpteur est une première dans un musée français. Elle permet de voir l’ensemble des modelages du grand peintre impressionniste, mis en perspective avec des dessins et gravures de l’artiste pour plonger le visiteur dans le processus de création d’Edgar Degas, qui voyait dans ses sculptures des jalons dans l’élaboration de ses tableaux et gravures. S’il est difficile de préciser comment il vint à la sculpture, Edgar Degas était cependant considéré par Renoir comme le plus grand sculpteur de son temps. En 1881, lors de la sixième Exposition Impressionniste, Degas présente la cire originale de la Petite danseuse de 14 ans qui, avec ses vrais cheveux, son corset de lin et son tutu de gaze, bouleverse toutes les références de la sculpture. Mais le scandale est si grand que l’artiste ne montera plus jamais ses sculptures en public. À sa mort, en 1917, ses héritiers découvrent près de 150 sculptures dans son atelier. Mais seuls 73 de ces modelages en cire ont pu être sauvés : ces originaux préservés ont été édités en bronze entre 1919 et 1921 par Palazzolo pour le fondeur A. Hébrard. Il en existe 22 séries (numérotées de A à T). Le musée d’Orsay conserve une série presque complète des 73 modèles, la n°P, et a accepté de placer cet ensemble au  cœur du projet du musée de Roubaix dans un véritable “Orsay hors les murs”. Grâce aux prêts du musée d’art moderne de Troyes, de la NY Carlsberg de Copenhague, de la Bibliothèque Nationale de France, de l’Institut National d’Histoire de l’Art, du Palais des Beaux-Arts de Lille, du Musée des Beaux-Arts de Lyon, du Musée Malraux du Havre et de collections particulières, cette exposition regroupe une centaine de pièces autour de la célèbre Petite danseuse de 14 ans, chef d’oeuvre universel de la sculpture impressionniste qui ne quitte pratiquement jamais sa vitrine du musée d’Orsay.

Le musée de La Piscine est donc particulièrement fier de pouvoir présenter cette œuvre exceptionnelle de Degas au public, du 08 octobre 2010 au 16 janvier 2011, mise en perspective dans un ensemble éclairant de dessins et gravures de l’artiste, de photographies, et de nombreuses autres sculptures. Cette exposition unique a notamment été rendue possible grâce à l’attention de Guy Cogeval, président du musée d’Orsay, et à l’équipe de conservation chargée des sculptures qui accompagne cet événement avec une publication très complète des recherches les plus actuelles sur la sculpture de Degas.

Pierre Loti, Dessinateur : Un voyage au long cours

La Piscine, musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix, rend hommage à Julien Viaud, officier de marine, écrivain, voyageur et dessinateur, né à Rochefort et plus connu sous le nom de Pierre Loti (1850-1923).

C’est une invitation à découvrir les lointains de Pierre Loti à travers ses dessins toujours évocateurs et inspirés de ses innombrables voyages en Terre de Feu, sur l’île de Pâques, Tahiti, le Brésil, l’Amérique du Nord, mais aussi au Sénégal, au Maghreb, la Méditerranée, en Indochine, en Scandinavie ou au Japon en passant bien sûr par son cher « Stamboul ».

Cette exposition s’inscrit parfaitement dans la programmation du musée de Roubaix qui s’intéresse de longue date à l’art du XIXe siècle dans toute sa diversité. La question du dessin d’illustration a par exemple été posée en 1993 à l’occasion de l’hommage à Gustave Nadaud. L’œuvre graphique de Pierre Victor Galland a fait l’objet d’une importante rétrospective en 2006. L’attrait de l’exotisme était au cœur de l’exposition André Maire en 2008-2009. Par ailleurs, deux salles du parcours permanent du musée sont consacrées à l’orientalisme autour des chefs d’œuvre de Gérôme, Weeks ou Ziem, deux contemporains de Pierre Loti.

Il s’agit dans cette exposition, de s’intéresser à ses dessins de voyage encore largement méconnus, et pourtant prépondérants dans ses œuvres. Des voyages imaginaires de l’enfance (décors de théâtre), aux années d’apprentissage en Charentes-Maritime auprès de sa sœur Marie Bon, en passant par les dessins de reportage exécutés sur le vif, c’est un véritable parcours autour du globe où l’officier de marine croque sans cesse paysages, monuments et populations. Julien Viaud d’abord, Pierre Loti ensuite, immortalise ce monde qu’il parcourt.

Si la technique de l’écrivain dessinateur, très précise, est parfois un peu académique, elle va toujours cependant au cœur du sujet.  Les croquis, dessins et aquarelles de Pierre Loti constituent un véritable œuvre graphique et ethnographique.

Le visiteur sera, grâce aux œuvres présentées à La Piscine, transporté dans les multiples escales de l’officier de marine. Pour appréhender les voyages et la personnalité de Pierre Loti, le parcours de l’exposition présentera des photos de l’artiste le représentant au travers de ses multiples visages et émerveillements.